Etudes géotechniques

Une étude de sol doit répondre aux questions du projet
Quelles fondations prévoir ? À quelle profondeur ? Avec quels risques de tassement ? Que sait-on des appuis du bâtiment existant ?
Une étude géotechnique sert à apporter des réponses à ces questions. Elle rassemble les informations disponibles sur le site, les résultats des investigations et leur interprétation au regard du projet.
Selon le besoin, elle permet notamment d’examiner :
- la nature et les caractéristiques mécaniques des terrains ;
- les conditions d’appui des fondations ;
- les tassements à prendre en compte ;
- les conséquences d’une modification des charges ;
- les contraintes liées aux terrassements et aux soutènements ;
- le rôle éventuel du sol et de l’eau dans les désordres observés.
Le point de départ, c’est donc votre projet. Une extension, un immeuble fissuré et un décaissement près de murs porteurs ne demandent pas les mêmes reconnaissances. Le programme d’investigations se construit en fonction de ce qu’il faut vérifier.

Construction, extension, surélévation : regarder aussi sous le bâtiment
Avant de construire : définir les conditions de fondation
Les fondations transmettent au terrain les charges du bâtiment. Pour les concevoir, il faut connaître les couches de sol rencontrées, leur résistance et leur déformabilité, puis confronter ces données aux caractéristiques de l’ouvrage.
L’étude géotechnique de conception accompagne ce travail. La phase G2 AVP, réalisée au stade de l’avant-projet, permet d’examiner les premières solutions. Les études se précisent ensuite avec l’avancement de la conception.
Une G2 AVP est une étape de la mission G2. Elle ne couvre pas à elle seule toutes les études nécessaires à la conception et à l’exécution des fondations.
Pour une extension : tenir compte de ce qui est déjà là
Une extension vient s’installer à côté d’un bâtiment qui possède ses propres fondations et a déjà connu une partie de ses tassements.
Les nouveaux appuis peuvent se trouver à une autre profondeur ou solliciter différemment le terrain. Il faut donc étudier leur proximité avec les fondations existantes, les niveaux de terrassement et les mouvements possibles entre les deux constructions. Des tassements différentiels peuvent en effet provoquer des fissures.
L’étude géotechnique aide à intégrer ces contraintes dans la conception de l’extension et de sa liaison avec l’existant.
Pour une surélévation : suivre les charges jusqu’au sol
Ajouter un niveau modifie les efforts dans les murs, les poteaux et les fondations. Les vérifications doivent donc aller jusqu’aux terrains qui portent le bâtiment.
Selon les données disponibles, il peut être nécessaire de reconnaître les fondations existantes, de réaliser des investigations géotechniques et de vérifier la structure.
C’est là que les deux métiers de PRATEC se rejoignent : examiner le cheminement des charges, depuis les nouveaux niveaux jusqu’au sol, pour déterminer ce que le projet implique pour l’existant.
Fissures en copropriété : comprendre ce qui bouge

Une façade se fissure. Un plancher se déforme. Un désordre réapparaît après réparation. Avant de définir les travaux, il faut en rechercher les causes.
Des tassements différentiels, des variations d’humidité dans les sols sensibles, des circulations d’eau ou des fondations inadaptées peuvent contribuer aux désordres.
Mais une fissure ne suffit pas à conclure que le sol est en cause : les observations doivent être confrontées au fonctionnement et à l’historique du bâtiment.
L’étude doit d’abord préciser la question à résoudre : comprendre un mouvement, connaître les conditions d’appui d’un mur ou vérifier l’incidence d’une transformation.

À quoi sert un diagnostic géotechnique G5 ?
La mission G5 porte sur un ou plusieurs éléments géotechniques spécifiques. Elle peut être utilisée pour analyser des désordres ou examiner un point particulier d’un ouvrage existant. Son contenu dépend du problème posé.
Dans le cas d’un bâtiment fissuré, les investigations sur le terrain et les fondations peuvent compléter le diagnostic structure. Les résultats sont alors rapprochés des désordres observés.
Pour la copropriété, cela apporte une base technique pour décider de la suite : investigations complémentaires, études de conception ou préparation de travaux. Avec une explication de ce qui a été constaté et de ce qui reste à vérifier.
Reprise en sous-œuvre : étudier les appuis avant de définir les travaux
Une reprise en sous-œuvre intervient sur les fondations d’un ouvrage existant. Elle demande de comprendre comment le bâtiment est porté aujourd’hui et comment il le sera après les travaux.
Avant de retenir une solution, plusieurs points doivent être examinés :
- les charges à reprendre ;
- la nature et la géométrie des fondations existantes ;
- les caractéristiques des terrains ;
- les déplacements admissibles pour le bâtiment ;
- les contraintes d’accès et d’exécution.
Micropieux, longrines, approfondissement ou renforcement des appuis : les solutions dépendent des résultats de ces études. Une mauvaise connaissance du terrain peut conduire à choisir des fondations profondes inadaptées au site ou au projet.
Micropieux et longrines remplissent des fonctions différentes. Les micropieux transmettent les efforts au terrain. Les longrines sont des éléments de structure qui peuvent relier les appuis et transférer les charges, selon le dispositif conçu.
L’étude géotechnique et l’étude structure doivent donc avancer ensemble. Le diagnostic permet de comprendre l’existant ; la conception définit les ouvrages à réaliser et leur fonctionnement.
Décaisser un sous-sol ou créer un soutènement : anticiper les effets des terrassements
Abaisser le sol d’une cave pour gagner de la hauteur peut sembler être une intervention limitée. Pourtant, à proximité d’un mur porteur, quelques changements de niveau peuvent modifier les conditions d’appui de ses fondations.
Un projet de décaissement demande notamment de connaître la profondeur des fondations existantes et leur position par rapport au futur niveau excavé. Il faut ensuite examiner les effets des terrassements et les dispositions nécessaires pendant les travaux.
Pour un mur de soutènement, les questions portent sur les caractéristiques du terrain, les poussées des terres, les surcharges voisines, la présence d’eau et la stabilité de l’ouvrage.
Le déroulement du chantier se prépare dès les études. L’ordre des terrassements et les phases provisoires doivent être pris en compte, particulièrement dans l’existant et à proximité de bâtiments mitoyens.
Carrières souterraines, fontis, gypse : examiner ce que le terrain peut cacher
Les contraintes du sous-sol ne s’arrêtent pas à la profondeur des fondations.
D’anciennes carrières ou des cavités naturelles peuvent affecter la stabilité du terrain. Dans les formations contenant du gypse, les circulations d’eau peuvent dissoudre la roche et entraîner la formation ou l’évolution de vides.
Un fontis est un effondrement localisé, qui peut résulter de la progression vers la surface d’une rupture au-dessus d’une cavité souterraine.
Ces situations nécessitent une analyse adaptée au site : recherche d’informations historiques, examen des données géologiques et des cavités connues, puis définition des investigations utiles et, en zone d’anciennes carrières, préparation des éléments attendus par l’Inspection Générale des Carrières (IGC).
Un risque identifié à l’échelle d’un quartier ne décrit pas, à lui seul, la situation exacte d’une parcelle. Il donne un contexte à approfondir pour le projet.
Vous préparez une construction ou une réhabilitation dans un secteur de carrières ou de gypse ? Présentez-nous le site pour échanger sur les études à prévoir.

Sur le terrain : choisir les investigations utiles
Les sondages et les essais apportent des données différentes. Leur choix dépend des terrains, des profondeurs à reconnaître et des questions posées par le projet.
PRATEC mobilise notamment les moyens suivants :
| Investigation | Informations recherchées |
|---|---|
| Sondage à la tarière | Reconnaître la succession et la nature des terrains traversés, dans les limites de la technique et des conditions rencontrées. |
| Essai au pénétromètre dynamique | Mesurer la résistance du terrain à l’enfoncement d’une pointe et observer ses variations avec la profondeur. |
| Essai pressiométrique | Mesurer en forage la déformabilité et la résistance du sol (module pressiométrique, pression limite), paramètres de base du dimensionnement des fondations. |
| Fouille de reconnaissance des fondations | Relever la nature, la géométrie et la profondeur d’assise des fondations existantes. |
| Sondage destructif avec enregistrement des paramètres | Détecter les vides et les zones décomprimées ou altérées en profondeur (carrières, dissolution du gypse, etc.). |
| Essais en laboratoire | Identifier les sols et évaluer leur sensibilité à l’eau (argiles notamment). |
Ces méthodes se complètent. Le programme est défini pour recueillir les données nécessaires à l’étude du projet.
Et quand l’accès est compliqué ?
Une cour intérieure, un passage étroit ou un espace situé dans un bâtiment existant peut compliquer l’installation du matériel.
PRATEC dispose de machines démontables pour intervenir dans des espaces difficiles d’accès, après vérification des cheminements, des dimensions disponibles et des conditions d’installation.
Cette possibilité permet d’adapter les investigations à certains sites contraints. Elle complète nos moyens d’intervention pour des projets et des environnements variés.
G1, G2, G3, G4, G5 : quelle étude pour quel besoin ?
PRATEC propose des missions géotechniques G1 à G5. Le choix dépend du stade du projet et des questions à traiter.
| Mission | Son rôle |
|---|---|
| G1 — Étude géotechnique préalable | Donner une première approche du site, des risques géotechniques et des principes généraux de construction. |
| G2 — Étude géotechnique de conception | Accompagner la conception géotechnique du projet, à travers les phases AVP, PRO et DCE/ACT. |
| G3 — Étude et suivi géotechniques d’exécution | Réaliser les études d’exécution et le suivi géotechnique des travaux. |
| G4 — Supervision géotechnique d’exécution | Superviser l’étude et le suivi géotechniques d’exécution. |
| G5 — Diagnostic géotechnique | Examiner un ou plusieurs éléments géotechniques spécifiques. |
Les missions G3 et G4 ont des rôles distincts pendant les travaux. La mission G3 est confiée par l’entreprise, la mission G4 par le maître d’ouvrage. La mission G5 répond à une question ciblée et ne remplace pas les études de conception et d’exécution nécessaires au projet.
Vous n’avez pas besoin de connaître le nom de la mission avant de nous contacter. Décrivez votre projet, son avancement et les informations dont vous disposez : nous pourrons préciser le besoin.
Le sol et la structure, dans la même discussion
Le géotechnicien étudie le terrain et son comportement. L’ingénieur structure analyse les charges du bâtiment et leur transmission aux appuis. Les fondations se trouvent à la rencontre des deux.

Chez PRATEC, ces compétences permettent de rapprocher les résultats des investigations des caractéristiques de l’ouvrage : descente de charges, position des appuis, déformations admissibles et transformations prévues.
Cette complémentarité est particulièrement utile en réhabilitation, en surélévation ou pour comprendre des désordres. Elle permet d’examiner ensemble ce que le terrain peut reprendre et ce que le bâtiment lui transmet.
Les résultats de l’étude de sol doivent pouvoir être utilisés pour concevoir les fondations, vérifier l’existant et préparer les travaux. C’est ce lien que nous travaillons.
Parlons de votre projet
Construction, extension, surélévation, fissures, reprise en sous-œuvre ou contraintes particulières du sous-sol : Aurélie Caillou, Responsable des études géotechniques chez PRATEC, est votre interlocutrice pour échanger sur votre projet et les études à prévoir.
Pour préparer l’échange, les documents les plus utiles sont :
- l’adresse du site et une description du projet ;
- les plans de l’existant et des travaux envisagés ;
- les études géotechniques ou structure déjà disponibles ;
- les photographies et l’historique des désordres, s’il y en a ;
- les informations sur les accès et le calendrier prévu.
Vous ne disposez pas encore de tout ? Nous partirons des éléments disponibles pour préciser les besoins de l’étude.
Contactez PRATEC pour votre étude géotechnique.